Postée le 1 avril 2022
  • Édito

La Renaissance voit l’apparition de l’imprimerie et du mouvement humaniste. Ces avancées, combinées à une laïcisation de la musique, entrainent une évolution importante de l’esthétique musicale. Les musiciens se professionnalisent dans leurs métiers, tandis que les auteurs compositeurs sont d’avantage reconnus. La musique occupe une place importante dans la religion, mais rejoint également les cours princières : musique de plein air, de Chambre et de festivité. En parallèle, la musique gagne en importance en milieu populaire.

Les méthodes de compositions évoluent alors : la polyphonie devient prépondérante, notamment avec l’apparition du contre-point, et les mélodies s’embellissent d’ornementations riches et souvent improvisées. La période voit également une diversification des instruments utilisés.

Le luth est l’instrument le plus apprécié de la période à travers l’Europe. Descendant du oud, instrument oriental arrivé en Europe au VIIIe siècle, il possède comme ce dernier un corps arrondi en forme de goutte, un manche long auquel ont été ajoutées des frettes, et des cordes doublées. Il a beaucoup évolué sur la période : la taille varie ainsi que le nombre de cordes (de 6 à 10). La Chanterelle, corde la plus aigüe, est la seule à ne pas être doublée. Elle est utilisée pour la partie mélodique. Le plectre a été délaissé au profit d’un jeu de la main gauche aux doigts, facilitant le jeu des morceaux en polyphonie. Plusieurs compositeurs adaptaient leur compositions pour les ensembles de voix.

Phonotus